Titre: La Tête Dans Les Etoiles
Genre: Science-Fiction, Action/Aventure, Humour
Rating : M
Type: Fic multi-chapitres.
Pairing: Wraith!Grimmjow/Ichigo
Warnings: Lemons, gore, UA, crossover (Stargate Atlantis/Bleach)
Résumé:
Lorsque l’armée propose un poste d’assistant médical à Ichigo Kurosaki, jeune génie désespérément en quête d’un travail, ce dernier n’hésite que très peu avant de dire oui. Ce qu’il ne sait pas, c’est que ce travail va le mener à rencontrer la seule personne dans l’univers capable de faire ressortir son côté passionnel, longtemps éteint, et par la même occasion, ses pouvoirs héréditaires. Et que cette personne se trouve être un extra-terrestre. Mangeur d’hommes.
Disclaimer: Je ne possède en aucune façon Bleach, son univers comme ses personnages.
Chapitre 1
-
« Tu as QUOI ? »
Les deux mains levées en une posture défensive entre son visage et celui de l’adolescent enragé qui lui faisait face, Abarai Renji esquissa un sourire forcé.
« Allez, quoi, Ichigo ! Ca faisait une éternité que tu attendais une opportunité de travailler dans l’international ! » répondit-il sur un ton sensé être rassurant, mais qui finit pas être plus paniqué qu’autre chose.
« Dans l’international, ouais ! » siffla le jeune homme aux cheveux tangerine, faisant les cent pas d’un bout à l’autre du salon. « Pour prouver ma valeur à ces putains d’instructeurs pétant plus haut que leur cul ! »
Il se stoppa net dans sa déambulation, clouant sur place son meilleur ami d’un regard positivement meurtrier.
« Et laisse moi te dire une chose, Abarai Renji : ça n’est pas en me faisant pistonner par ton supérieur que je risque d’y arriver. »
Ah ! Si les regards pouvaient tuer…
« Regarde le bon côté des choses ! » répliqua Renji, se tortillant inconfortablement sur le vieux sofa délabré, ne souhaitant pas être une victime passive des foudres de son ami. « Au moins, avec ton nouveau salaire, tu pourras enfin te racheter un nouveau lave-vaisselle ! »
« Oh ! Mais bien sûr ! Un nouveau lave-vaisselle… » répondit le jeune Kurosaki, la voix dégoulinante de sarcasme, un sourire doucereux étirant ses lèvres de façon menaçante tandis qu’un tic agitait son sourcil droit. « Lave-vaisselle que Rukia et toi m’avaient mis hors-service lorsque vous avez décidé d’organiser une fête chez moi sans mon consentement préalable. Lave-vaisselle qui a totalement été détruit lorsque Rukia a décidé que lancer une machine avec l’équivalent d’une bouteille entière de liquide nettoyant était une bonne idée. Et tout ça parce que tu l’avais enivrée à coup de vodka pour pouvoir profiter d’elle plus tard dans la soirée. Lave-vaisselle qui avait alors moins de deux semaines. Lave-vaisselle que vous aviez promis de rembourser il y a quatre mois ! »
La voix d’Ichigo montait d’un octave à chaque accusation, et Renji s’attendit presque à voir les murs de l’appartement miteux s’écrouler sous les vibrations. Il se fit plus petit encore dans le sofa inconfortable, la tête enfoncées dans les épaules et le dos courbé. ( Ichigo devait vraiment changer de canapé si ce qui lui rentrait dans les fesses était bien un ressort… ).
« Okay. »
Renji fut pris de court. Ichigo ? Kurosaki Ichigo ? Jeter l’éponge aussi vite ? Etait-il malade ? Atteint d’un cancer au stade terminal ?
Encore sous le choc, l’homme couvert de tatouages tribaux ouvrit la bouche pour répondre, pour la refermer aussitôt, tel un poisson hors de l’eau.
« J’accepterais le job. » grogna Ichigo en se laissant tomber dans le fauteuil miteux qui faisait face à Renji. « Byakuya me tuerait si je refusais après qu’il ait plaidé mon cas auprès des instances supérieures… Et puis une augmentation ne me ferait pas de mal… »
Ce qui n’était certainement pas faux. Malgré ses qualifications, sa lignée et son intelligence, il avait du mal à obtenir un travail avec un salaire convenable. Trop jeune, selon la majorité des employeurs qui ne lisait même pas la suite de son CV lorsqu’ils se rendaient compte qu’il était biologiste à 19 ans. 160 000 yens au mois étaient à peine suffisants pour lui offrir un appartement dans un quartier tranquille. Ses cheveux oranges attiraient après tout beaucoup l’attention des voyous et autres agresseurs potentiels, et il avait souhaité mettre toutes les chances de son côté lorsqu’il avait commencé à chercher un logement (qui était au départ un moyen de s’enfuir loin, très loin de son père totalement frappé). Malheureusement, avec la crise économique mondiale, les prix dans l’immobilier avaient augmentés de façon exponentielle, et son salaire pourtant plutôt normal était bien loin d’être suffisant. Son appartement, bien que propre et conforme aux règles sanitaires, était petit et vieux. Ses meubles étaient pour la plupart récupérés à bas prix sur Internet, et ses repas consistaient principalement de plats surgelés. Il ne se plaignait cependant jamais de ses conditions de vie, qui aurait pourtant rendu fou tout autre jeune homme de bonne famille comme lui. Cependant, il aurait fait n’importe quoi pour échapper au ‘Coup de Pied de l’Amour Paternel’ matinal de son père, même vivre dans une poubelle. Alors ce petit taudis lui semblait un paradis sur terre.
Son père, qui était malheureusement également son employeur, était un éminent chirurgien et biologiste. Il avait été le seul à prendre son fils assez au sérieux pour l’embaucher en tant que biologiste libéral dans son petit laboratoire privé. Une dizaine d’employés et un salaire minable étaient à présent son quotidien. Son père affirmait à tout bout de champ que commencer sa carrière professionnelle dans de rudes conditions forgeait le caractère, et Ichigo répondait toujours que ce que son père appelait ‘forger le caractère’ ressemblait plus à ‘traumatiser à vie ses enfants et les transformer en paranoïaque’.
« Ichi. »
Ichigo sursauta, ses yeux mordorés grand ouverts alors que le visage de son interlocuteur se faisait mortellement sérieux. Très peu de personnes osaient l’appeler ainsi. Les seules qui en avaient le droit ne l’utilisaient que très rarement, et en privé. Renji, pour sa part, ne l’appelait ainsi que lorsque la situation était grave. Vraiment très grave.
« C’est un travail dangereux. Voire mortel. » Les yeux de l’homme aux cheveux longs étaient perçants et grave.
« Un million de yens par mois. » Ichigo sentit sa mâchoire frapper le sol sous le choc. Un mill… ? « C’est un projet top secret, sous couvert de l’armée américaine, qui te fera voir des choses telles que tu n’aurais jamais osé imaginer. Très peu de personnes sont au courant. Encore moins sont impliquées. C’est la proposition d’une vie. Tu n’auras plus jamais l’opportunité de vivre une expérience pareille. Alors, Ichi, tu veux toujours de ce job ?»
Ichigo se sentait dépassé. La tension dans la pièce était presque palpable, et les chicaneries légères de l’heure précédente semblaient à présent bien loin. Un projet avec un haut taux de mortalité, disait-il ? Un emploi de simple biologiste n’impliquerait pas autant de risques.
Les deux hommes se fixèrent dans un silence de mort.
« Ce projet… Je suppose que je ne peux pas avoir accès à plus d’information sans avoir signé le papier qui se trouve dans ta mallette ? »
Un maigre sourire s’étira sur les lèvres de l’homme aux tatouages et la tension s’estompa sur l’instant. Tel qu’il connaissait le biologiste, sa réponse était aussi bonne qu’un « oui » clair et net.
-
-
« Alors, laisse moi résumer. » fit Ichigo sur un ton posé tout en croisant les bras sur sa poitrine. « Le gouvernement américain a instigué en secret depuis une dizaine d’années un projet concernant un appareil extra-terrestre permettant de voyager de mondes en mondes. » Renji hocha la tête, hésitant. « Ce projet a pour but de se servir de cet appareil afin d’explorer d’autres planètes, découvrir d’autres formes de vies, d’autres technologies et –éventuellement- de nouvelles techniques médicales, je suis toujours dans le vrai ? » Nouvel hochement. Il le prenait mieux que prévu. « Et donc, mon travail serait en tant qu’assistant du Médecin en Chef d’une base installée dans une cité extra-terrestre abandonnée, localisée elle-même dans la galaxie DDO 216 –plus communément nommée galaxie naine de Pégase-, et tout ça sous la menace d’une race extra-terrestre mangeuse d’hommes ? »
Renji tenta un petit sourire soulagé, auquel répondit son ami, étrangement docile, et hocha de nouveau fermement la tête.
« Je vois. Je te crois… TU CROIS VRAIMENT QUE JE VAIS CROIRE CES CONNERIES, ESPECE D’AUSTRALOPITHEQUE LOBOTOMISE ! »
Renji plongea au sol, évitant ainsi de se prendre en pleine figure la table basse qu’Ichigo envoya voler d’un coup de pied. Les poings et les dents serrées, une veine palpitant sur la mâchoire et une autre sur la tempe, le jeune homme foudroya de son regard mordoré l’homme aux cheveux longs qui rampait au sol à ses pieds.
« Mais c’est vrai, Ichigo, je te le ju-
- Tu vas arrêter de me faire marcher, petite merde ! Tu sais pourtant depuis combien de temps j’attends une proposition de job, connard ! C’est pas un sujet dont on peut rire ! »
Face à l’inutilité de ses réassurances, Renji sortit promptement son portable de la poche avant de sa chemise, se souvenant du conseil de dernière minute de Kuchiki Byakuya, tout en évitant un coup de pied au visage.
« Kuchiki-san ? » Sa voix était paniquée tandis qu’il plongeait derrière le canapé, tentant d’ignorer les menaces de castration de son ami aux cheveux roux. « C’est Ichigo… Il-Il a réagit comme vous l’aviez prévu… »
« Comment ça, comme prévu…? » hurla Ichigo, la veine proéminente sur sa tempe menaçant d’exploser sous la pression.
Renji lui tendit le portable d’une main tremblante, toujours réfugié derrière le sofa. Ichigo, avec une expiration bestiale, lui arracha le téléphone.
« Quoi, maintenant ?
- Kurosaki.
- Byakuya ?
- Hn. Je me doutais que tu refuserais de coopérer, Kurosaki. »
Loin de se calmer en entendant le ton condescendant du supérieur de son père, Ichigo sentit ses sangs bouillir. Ce salaud avait une manière de prononcer son nom qui le faisait sonner comme une insulte.
« Si c’est pour m’insulter-
- Tout ce qu’Abarai Renji a pu te dire est vrai.
-Qu… ? »
S’il y avait une chose que Byakuya ne supportait pas, c’était bien les plaisanteries. Depuis aussi loin qu’Ichigo pouvait se souvenir, cet homme avait toujours eut l’air d’avoir le bâton le plus large au monde enfoncé dans le derrière, après tout
Et les implications que sous entendait l’affirmation de Kuchiki Byakuya étaient terribles.
Il se laissa tomber sur le sofa délabré, ignorant le roux qui se relevait derrière lui, groggy.
« Alors… Cette proposition…
- Il te suffit de signer le contrat joint à l’accord de confidentialité, et tu partirais sur ton nouveau lieu de travail avec le groupe de Lundi.
- Lundi… »
On était jeudi, ce qui lui restait trois jours pour se préparer et dire au revoir à sa famille et ses amis. Les enjeux étaient incroyables. Il risquait peut-être même de mourir. Mais pouvait-il vraiment refuser ? Maintenant qu’il savait que la planète Terre était en danger. Maintenant qu’il savait que chaque jour était sous la menace d’une attaque extra-terrestre. Pouvait-il vraiment retourner à son travail minable dans le laboratoire de son père ? Lui qui avait cherché à faire reconnaître sa valeur ces trois dernières années. Lui qui avait voulu faire stopper une bonne fois pour toutes les commérages de ses instituteurs qui n’avaient attendu qu’une seule chose : qu’il échoue et qu’il prouve combien ils avaient eu raison de s’opposer à ses sauts de classes.
Il leva un regard troublé vers Renji, et rencontra une chaude approbation telle qu’il n’en avait jamais vu auparavant chez son ami.
« Je… suppose que les détails du départ sont sur le contrat ? » marmonna-t-il contre le téléphone, après un court silence.
« Bien entendu. Je te ferai parvenir demain par le biais d’Abarai les billets d’avion et de train en partance pour le Colorado. » Il pouvait presque voir le petit sourire satisfait sur les lèvres du noble. « Sache cependant que le SGC ne souffre aucun retard. »
Une courte pause.
« Ne me déçoit pas, Kurosaki. J’ai dû user de nombreux contacts pour te trouver cette place. » La voix de Byakuya ne souffrait aucune hésitation, glaciale. Cependant, Ichigo connaissait l’homme depuis de nombreuses années, et il su déceler sans mal la touche d’inquiétude dans les mots de l’homme. Un petit sourire vint s’étirer sur ses lèvres et ses traits s’adoucirent.
« T’inquiète, Byakuya, ils ne pourront bientôt plus se passer de moi. » ironisa-t-il sur un ton taquin qui était si rare chez lui.
« Hn. Au revoir, Kurosaki.
- Bye, Byakuya. »
Raccrochant sans plus de cérémonie, Ichigo lança son portable à Renji qui l’attrapa de justesse.
« File moi ça. »
Il arracha presque des mains de son amis le paquet de feuilles qu’il venait de sortir de sa mallette. Il le feuilleta brièvement, lisant en diagonale, et trouva finalement la date de départ. « Lundi 7 Août 2006, 15h » indiquait le papier. Il tendit une main vers son ami, s’empara du stylo dans la poche avant de sa chemise sans même demander l’autorisation et, sans ciller, signa au bas de chaque page, datant la dernière.
Avec un petit soupir, il rendit le contrat à son ami. Dans quoi s’était-il encore embarqué ?
- Mood:
hungry - Music:Porno Graffiti - We Love Us

