Titre: Shirayuki Ouji
Genre: Action/Aventure, Humour , Fantasy, Romance
Rating : M
Type: Fic courte
Pairing: Kaiba/Jounouchi, KaiJou, SxK, SxJ, Kaiba/Joey, comme vous voulez.
Warnings: Yaoi, lemons dans les derniers chapitres (Peut-être), insultes, violence, mort de personnages…
Résumé: Blanche-Neige et les Sept Nains, réadapté avec les personnages de Yu-Gi-Oh.
Le Royaume Lointain et l’Union Noxienne. Les deux puissances les plus redoutables et redoutées sur Terre. Quand un jour, elles décident de mettre fin à leur rivalité en s’unissant par les liens sacrés du mariage, le monde entier soupire de soulagement. Enfin, tout ça jusqu’au jour où la future mariée, Princesse Shizuka, disparaît mystérieusement, de même que sa mère la Reine.
La nouvelle Belle-Mère de Katsuya est décidément non seulement ignoble, mais aussi une perverse! Depuis quand est-ce qu’un prince doit s’occuper de tâches ménagères vêtu tout et pour tout d’une robe ? Enfin, tout ceci ne semble plus être un problème après une tentative ratée d’assassinat qui l’oblige à se réfugier dans la forêt la plus dangereuse du pays. Reste plus qu’à attendre sagement que le prince charmant vienne à la rescousse… Des nains ? Où ça ?
Disclaimer: Yu-Gi-Oh!/Yuugi-Ou n'est pas ma propriété.
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Prologue
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Il était une fois, dans un univers fort lointain, un grand Royaume fort prospère. Il était particulièrement vaste, et occupait à lui seul un continent tout entier. Il était si grand, à dire vrai, que l’on y trouvait tous les climats et tous les milieux, des déserts arides aux froides montagnes en passant par de douces plaines. C’était une chose fort commode pour son commerce, car l’agriculture comme la culture se nourrissaient de la richesse des terres et de leur diversité, ce qui faisait de ce Royaume Lointain le souverain du marché mondial. Les autres pays étaient particulièrement jaloux de ce pays qui vivait en une autarcie parfaite, mais nul n’osait déclarer la guerre à cette puissance, car ses troupes étaient parmi les plus nombreuses au monde, et ses armées, entraînées d’une main de fer. Ainsi, les relations entre pays étaient tendues, certains reprochant aux autres leur lâcheté, car passant des contrats de non-agression avec ce Royaume Lointain officiellement, tout en fomentant de vils coups-bas officieusement.
Un pays en particulier avait, au cours des siècles, entretenu une relation de rivalité avec le Royaume Lointain telle que ces deux contrées étaient devenues les plus puissantes du monde à force de nouvelles technologies et de progrès forcé. L’Union Noxienne -car tel était le nom de ce puissant rival- commençait cependant à essouffler ses ressources naturelles à travers cette course folle à la recherche de qui serait la meilleure nation des deux. Car si le Royaume lointain, étant vaste et diversifié, n’éprouvait aucune difficulté à progresser à cette folle allure, autarcique qu’il était, l’Union Noxienne était de taille bien plus modeste, et l’allure qu’elle s’imposait lui avait donné de nombreuses dettes fort inconvenantes.
Cependant, si le Royaume Lointain était réputé pour ses guerriers féroces et ses prouesses militaires, l’Union Noxienne pouvait se vanter d’avoir les meilleurs savants qu’il soit, et de fins stratèges en guise de dirigeants. Cependant, aussi intelligents que furent les souverains de la nation, aucun ne sut dépasser le mur que dressait leur fierté entre leur royaume et la solution. Et pourtant, naquis un jour un empereur qui su outrepasser la fierté, l’orgueil et la tradition de ses ancêtres. Cet homme était Gozaburo le Second, Vingtième Empereur de L’Union Noxienne, et il parvint en toute honnêteté à trouver la meilleure des solutions au problème posé par cette rivalité millénaire, et ce, avant la ruine de sa patrie.
« Très chers voisins, » Lança-t-il un jour à la royauté Lointaine. « Ne trouvez-vous point que cette vaine rivalité n’a que trop duré ? Mon peuple est las de ces querelles constantes, et mes terres perdent au fil des siècles la richesse qui leur était caractéristique. Je sais de source sûre que votre nation elle-même commence à s’essouffler de cette course constante. Ainsi, je souhaiterais vous proposer une solution qui, ma foi, me paraît être à notre avantage, que ce soit pour vous ou pour moi.
« Nos nations sont voisines, et nous occupons à nous deux près de la moitié du monde, que ce soit par nos prouesses culturelles ou scientifiques, ou par nos vastes domaines ; pourquoi ne pas nous unir en une seule et même nation et ainsi éviter d’inutiles combats tout en conservant le rang qui nous est dû au sein des Nations du Monde ?
« Ne refusez pas sur l’instant et prenez un moment pour réfléchir. Regardez donc les résultats de nos querelles : il semblerait bien que nous tournions en rond depuis presque un millénaire. C’est une chose fort regrettable, car nous sommes complémentaires : vous et votre commerce fertile, vos armées puissantes, et nous avec nos milliers d’artistes et nos savants géniaux. En nous alliant, ne penser vous point que nous serions la Nation la plus prospère qu’ait jamais connu cette terre ? »
Ces sages paroles semèrent le trouble dans le cœur du Roi. Cette vieille rivalité avait sans doute possible donné au Royaume Lointain la force de progresser bien au delà des autres pays du monde. Y renoncer au point où ils en étaient semblait regrettable. Cependant, s’il était sincère avec lui-même, le monarque devait bien avouer que ces guerres sans fin pesait sur le moral de ses troupes et de son peuple. Sa femme elle-même, enceinte de son second enfant, semblait excédée de tous ces conflits. Tiraillé entre l’éducation de ses ancêtres et le bien-être de sa nation, le Roi consulta sa Reine, sage prêtresse qu’elle était et conseillère sans égal.
« Mon cher ami, » répondit-elle, les traits tirés par l’épuisement « Ce monarque me semble être un sage homme. Une alliance avec l’Union Noxienne ferait le plus grand bien à notre Royaume, et les nations alentour, voyant une telle preuve de pacifisme, retrouveraient certainement ce même sentiment d’admiration qu’elles avaient autrefois à notre égard, avant que la jalousie et le mépris ne s’emparent de leur coeur. »
Allongée dans son lit, toute de blanc vêtue, ses longs cheveux rouges éparpillés sur les draps écrus et encadrant son visage blême, elle ressemblait plus que jamais à un messager des Dieux, venu accorder sa sage paroles aux mortels indécis. Frappé par l’image que lui donnait ainsi installée son épouse, le Roi ne pu s’empêcher de la croire sur parole.
« Quand bien même cet Empereur chercherait à nous duper, dites vous bien que notre Royaume est le plus puissant des deux, et que L’Union Luxienne se fait de plus en plus faible. Nous aurions un avantage certain en cas de guerre. Voyez donc, nous n’avons rien à craindre ! » Elle sourit doucement, resserrant ses mains fines et fragiles sur celles puissantes et calleuses de son mari, et ajouta, un rire dans la voix. « Et puis, ne trouvez vous pas que "Le Royaume Noxien" serait le plus ravissant des noms pour notre future nation alliée ? »
N’ayant nul besoin de plus d’encouragements pour accepter la proposition de l’Empereur Gozaburo Le Second, le Roi Tatsuya Loinvoyant organisa une rencontre entre les deux puissances qui allait marquer l’Histoire. Le château Lointain fut animé d’une vie nouvelle durant deux cycles lunaires, les servants et ouvriers réparant, préparant, décorant l’imposante bâtisse telle qu’on s’eut crû dans un château de conte de fées. Et un jour, finalement, on annonça la venue de la procession de l’Union Noxienne, et les deux souverains purent finalement se rencontrer face à face, en honnêtes hommes.
Les deux monarques étaient imposants, chacun à leur façon, et nombreux furent ceux qui les contemplaient avec admiration et respect tandis qu’il se serrait la main en toute amitié. L’Empereur Gozaburo était un homme à la stature impressionnante. Très grand, il était d’âge mûr, et sa barbe broussailleuse commençait à blanchir sous la rudesse des années. Ses mains étaient énormes, couvertes de cals et de cicatrices, et posées telles qu’elles étaient sur les épaules de son fils aîné, elles semblaient appartenir à un géant.
Le Prince Seto Kaiba était un jeune garçon aux cheveux bruns toujours coiffés impeccablement et au regard aussi froid que les glaces éternelles au Nord de sa contrée. Il ne tenait pas plus de six printemps, mais avait déjà le port d’un monarque accompli et l’esprit le plus vif qu’il soit. A ses côtés, pris en charge par une des nourrices royales qui accompagnait la procession, se tenait son très jeune frère, le Prince Mokuba Kaiba, ses grands yeux gris tournés vers les étrangers avec un soupçon de curiosité et pas une once de frayeur. Il était très jeune, n’ayant même pas encore atteint son premier printemps, mais était un nourrisson particulièrement éveillé, restant aussi silencieux et solennel que le pouvait un enfant aussi jeune, comme si comprenant la gravité de la situation.
Le Roi Tatsuya, pour sa part, était fort jeune en comparaison de son vis-à-vis, avec ses cheveux d’un blond éclatant qui tombaient sur ses épaules en une masse emmêlée, sa mâchoire puissante et sa fine barbe qui lui donnait un air sauvage. Ses yeux verts reflétaient l’honnêteté de son cœur, et son dos droit et musclé ne laissait aucun doute quant à ses talents de guerrier. A ses côtés se tenait sa femme, la prêtresse Asahi, qui avait donné naissance très peu de temps avant l’arrivée de la procession à une ravissante petite princesse aux cheveux couleur de feu, la petite Shizuka. Asahi adressa une révérence gracieuse au monarque du pays voisin, un sourire faible mais rayonnant sur les lèvres.
« Chers voisins, soyez les bienvenus en notre demeure. » fit-elle, avec une grande courtoisie, s’attirant immédiatement l’approbation de Gozaburo.
Derrière elle, à moitié caché derrière ses longues robes brodées de fils d’argent, se trouvait un jeune garçon aux cheveux si clairs et brillants qu’ils en rappelaient l’astre solaire.
« Mon fils, le prince Katsuya Loinvoyant. » Informa le Roi Loinvoyant avec un soupçon d’amusement. « Veuillez excuser sa timidité, il est encore fort jeune et peu habitué aux étrangers. »
Deux yeux couleur miel firent leur apparition, à moitié cachés derrière la reine Asahi, et fixèrent l’Empereur Gozaburo avec un mélange de curiosité et d’admiration qui tira un sourire bienveillant à l’homme.
« Mon fils, le Prince Seto Kaiba sera certainement ravi de tenir compagnie au jeune Katsuya. » répondit-il, avec la même courtoisie, tout en poussant son héritier en direction des Souverains Loinvoyant. Ce dernier lui adressa un regard légèrement horrifié, pâle comme un spectre, auquel Gozaburo répondit par un simple geste de la main.
Curieusement, le roi Tatsuya n’eut nul besoin d’obliger son fils à sortir de sa cachette et de faire usage de sa diplomatie pour unir les futurs monarques de la Nation Noxienne. Le jeune prince, toute timidité envolée, s’était avancé jusqu’à Seto avec un sourire extatique, ses grands yeux ambrés brillant doucement. Attrapant la main de son nouveau compagnon de jeu sans attendre d’ordre de la part de qui que ce soit, il entreprit de traîner ce dernier en dehors de la salle. Les formalités furent bien vite écartées par les monarques, et les plus jeunes princes et princesses furent confiés aux nourrices du château sans plus de cérémonie. La réunion fut bien courte, ce qui n’empêcha pas les conseillers des deux royaumes de s’agiter nerveusement dans un des nombreux salons du château durant la demie-heure qui suivi. Ils n’avaient en effet pas été autorisés à assister au Conseil, les souverains estimant que le problème devait être réglé par les seigneurs eux-même, et eux seulement.
Finalement, après ce qui sembla au reste du château comme une éternité, les deux monarques et la prêtresse se séparèrent sur ce qui semblait être une conclusion prometteuse, chacun arborant un air content et satisfait. Les conseillers, qui commençaient à se sentir bien inutiles face à des monarques aussi indépendants, s’enquirent sans plus tarder des nouvelles, et ils ne se trouvèrent qu’à moitié surpris face à la réponse : le meilleur moyen d’unir les deux royaume serait de marier leurs enfants, cédant ainsi à leur majorité leur trône à la génération précédente.
Princesse Shizuka était certes jeune, mais dans une douzaine d’années, elle serait bonne à marier, et porterait ainsi la progéniture de l’héritier au trône de l’Union Noxienne, Seto Kaiba. Tout serait ainsi parfait pour tout le monde.
Ce qu’ils ignoraient, cependant, c’était qu’alors qu’ils discouraient ensemble des problèmes de leur royaume, les Princes Seto et Katsuya apprenaient la réelle signification du mot ‘haine’, et se trouvait la possibilité d’imiter leurs nations respectives en instaurant une relation de rivalité qui allait certainement durer bien longtemps.
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« Nan ! Méssant ! » brailla de tous ses poumons le jeune héritier Loinvoyant, les poings serrés contre ses cuisses, le visage rouge et les yeux lançant des éclairs.
Du haut de ses cinq ans (Presque six) et de son mètre cinq, droit comme un i et les dents serrées, Katsuya tentait de se faire le plus impressionnant possible face à l’autre garçon… échouant misérablement. Seto, avec son mètre vingt et ses yeux froids comme la glace, le regardait avec cette expression indéchiffrable qui lui était si caractéristique. Dans sa main, la poupée préférée du blond, un petit chien brun qui avait dû voir des jours meilleurs.
« Rends moi mon Pocky ! » répéta le blond sur le même ton, tapant du pied sur le sol, une main quémandeuse tendue vers son compagnon de jeu.
« C’est vraiment stupide, un chien qui joue avec un chien. » répliqua le brun avec un rictus tel que peu d’enfants de six ans savaient arborer.
« Ze suis pas zun s’ien ! » hurla le jeune blond, sa voix atteignant un octave supérieur alors que son zézaiement infantile refaisait surface.
« Un s’ien ? Désolé, mais j’ignore ce qu’est un s’ien.
- Un s’ien ! » repris de plus belle le blond, son visage redécouvrant de nouvelles teintes de rouges. « T-t’es missant !
- Missant ? Encore mieux…
-Z-ze… »
Et ce qui devait arriver arriva. Les lèvres tremblantes et les yeux remplis d’eau, le Prince Katsuya émit un gémissement plaintif ressemblant assez ironiquement à celui d’un chien, et très soudainement, au grand dam de son interlocuteur, éclata en sanglots.
« Buaaaaaaaaah ! Missaaa-nt ! Rends-moi Pockyyyyy- ! »
Les mains fermement plaquées sur les oreilles et une grimace sur la bouche, le Prince Seto tentait de bloquer la voix horriblement perçante du blond, qui semblait atteindre une fréquence encore inconnue à l’homme.
« Ze-Ze te détèèèèèèèste ! » sanglota son cadet, de grosses larmes roulant sur ses joues alors qu’une nourrice se précipitait dans sa direction.
« Quel bébé… » marmonna le brun en guise de réponse alors que les servantes s’affairaient sur le petit blond. « Ca n’est qu’une poupée stupide… »
Il observa la poupée en question, et une vague de culpabilité lui mordit les entrailles lorsqu’il croisa les yeux noirs et brillants de cette dernière. Il ne comprenait pas en quoi une simple poupée pouvait être si importante aux yeux du garçon. Ca n’était qu’un bout de tissu, après tout ! Il avait juste voulu voir à quoi elle ressemblait, et n’avait pas voulu la rendre en voyant que son interlocuteur était bien plus intéressant quand énervé. Coupant court à ses pensées, il redressa la tête pour croiser le regard ambré de son vis-à-vis blond, observant avec une légère grimace les yeux rougis et mouillés, le nez plein de mucus et les lèvres tremblant sous les sanglots.
« Les poupées, c’est pour les gamins de toute façon. » grogna-t-il, comme pour oublier son précédent sentiment de culpabilité.
Sur ses mots, il jeta en direction du blond la poupée de chiffon.
« Mais ça peut être bien aussi pour les chiens. » railla-t-il en ignorant l’exclamation de colère étranglée du petit blond.
« Ze ! Suis ! Pas ! Un ! S’ien ! »
Et ce fut ainsi que les héritiers des deux royaumes nouvellement alliés menèrent la notion de rivalité à un niveau encore jamais atteint, suivant inconsciemment les traces de leurs pays respectifs. Et ce, pour le pire de leur deux nations… Ou peut-être pour le meilleur ?
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hungry - Music:Porno Graffiti- Winding Road

