Home

Publicité

Previous Entry | Next Entry

ichigo bleach hollow

Titre: Quand Dieu est tout ce qui nous reste

Genre: Action/Aventure, Surnaturel

Rating : T

Type: Fic multi-chapitres.

Pairing: Aucuns

Résumé:

Lorsque le jeune Sena, religieux de l’église de Newhaven, se retrouve embarqué dans la Nouvelle Communauté Religieuse dirigée par un certain Hiruma, il se retrouve de tête à claques de service à icône d’une nouvelle religion. Pourquoi donc a-t-il suivit cet homme dans cette mascarade destinée à finir mal ? Ah ! Oui. Peut-être parce que ce dernier pointait un 9mm contre sa tempe quand il lui avait gentiment demandé…

Disclaimer: Je ne possède pas le manga/l’animé Eyeshield 21.
 

-


Chapitre 1

 


-

 

C’est une petite silhouette au pas silencieux qui sortit de l’ombre, paraissant enfin à la lumière du jour, devant ceux qui réclamaient justice et sincérité.

 

Elle ne semblait guère appartenir à un enfant de plus d'une douzaine d'années, mince sous ses longues capes rouges, et à la démarche bien trop légère pour être celle d’un adulte.

 

Son visage était masqué par un lourd capuchon, ne laissant apparent que sa bouche, fine et délicate. Ses jambes, nues, n’étaient couverte par la cape –qui lui arrivait aux genoux. Elles étaient sveltes, et certes pas musclées, mais il s’en dégageait une certaine puissance, et nul doute ne faisait qu’elles devaient porter leur propriétaire aussi rapidement que le disait la légende. 

 

On ne sut dire s’il s’agissait d’une fillette ou d’un garçon, et peu en importait ! Il s’agissait certainement du Diable ! Ce Diable même qui prend l’apparence de femmes et d’enfants pour pousser les hommes au péché ! Ce Diable même qui se nourrit des âmes des mourants !

 

Maudit soit cet Avatar de l’Enfer !

 

Un grondement de rage s’éleva lentement de la foule, et la silhouette exhala rauquement, son souffle résonnant dans l’air tel un présage de mort.

 

Plus tard, on prétendit qu’elle souffrait en réalité de la lumière, cette dernière agressant ses sens. On dit aussi que ce fut un simple soupir, exacerbé aux oreilles des paysans –qui croyaient dur comme fer à l’accusation portée contre le symbole de la Nouvelle Eglise.

 

Le diable blond, apparemment leader du groupe, s’avança d’un pas sûr et imposant vers la populace et, l’air maussade, s’exclama :

 

« Que c’est pitoyable ! Vous êtes si manipulables que c’en est risible ! » Un ricanement rauque et aigu s’échappa de ses lèvres.

 

Sena frissonna, une goutte de sueur glissant le long de sa tempe. C’était une vraie mascarade. Il avait certes accepté de rejoindre cette Nouvelle Communauté Religieuse, après le miracle dont il avait été témoin, mais ce n’était pas ce qui avait été convenu ! Il n’avait jamais été dit que ce serait lui, le nouveau représentant de Dieu !

 

Il retint un gémissement de désespoir et se sentit de nouveau frissonner. Quelle idée aussi de lui demander de se vêtir ainsi…

 

Pendant un instant, le jeune homme se sentit rassuré de porter cette cape par dessus ses vêtements, car, et il était le premier à le dire, l’accoutrement qu’il portait sous ce lourd manteau était bien digne des catins qu’il avait vues un jour aborder un ivrogne, à la sortie d’un bar mal famé.

 

Hiruma était vraiment doté d’un esprit torve et pervers.

 

 

-

-

 

 

Newhaven, petite ville à quelques kilomètres de la Manche. Quelques milliers d’habitants, et, malgré les croyances populaires étrangères, moins de 50 cm de précipitations annuelles.

 

Elle était belle, la vie là-bas. Agréable, tranquille, avec ses paisibles habitants qui allaient à la messe chaque Dimanche, son école catholique, ses petits festivals printaniers !

 

Les gens qui y vivaient ne se souciant guère des conflits extérieures, chacun avec ses petits problèmes, ses hauts, ses bas…

 

« Alors, Sena ! Toujours en train de rêvasser, hein ? Pourquoi tu n’irais pas plutôt faire quelque chose de constructif ! Comme par exemple, aller nous acheter quelque chose à boire ? »

 

Enfin… Surtout ses bas, pour quelques uns.

 

« Ah… Euh… » Balbutia péniblement le jeune homme, tirant nerveusement les manches de sa robe blanche de religieux sur ses poignets.

 

Un ricanement de dédain se voulant discret éclata derrière lui, et il put voir du coin de l’œil deux jeunes filles aux vêtements affriolants pouffer derrière leur main tout en jetant de temps à autre des regards moqueurs de son côté, assises confortablement sur un petit banc de bois.

 

« Eh ! Tu m’écoutes ? » Grogna le voyou en croisant ses bras musclés sur sa poitrine, ses deux compères derrière lui ne portant que peu d’intérêt aux déboires habituels de leur chef avec leur larbin de service.

 

« P… Pardon !!! » S’exclama le jeune garçon, se recroquevillant tout en plaçant ses mains devant lui, le regard effaré.

 

« Si tu es vraiment désolé, vas donc nous chercher ces boissons au pas de course, gamin !

 

-M… mais l'Angelus aura bientôt lie… »

 

Ce jour-ci, grand mal lui en fit, il voulut appliquer les conseils de sa meilleure (et seule) amie, Sœur Mamori.

 

« Tu ne dois pas te laisser faire par ces voyous qui se prétendent tes amis ! Dieu punit toujours ceux qui pèchent, mais ce n’est pas pour cette raison que tu dois continuer à te laisser faire ! La lâcheté est aussi un péché… » Fit gravement la jeune fille, tout en serrant doucement entre ses mains celle de Sena, blessé ‘malencontreusement’ par un jeune délinquant et un morceau de verre.

 

« Ah ?

 

-Aah ?!

 

-AAAAAH ??! 

 

-Hiiiiiiii ! J'y vais de suite !! »

 

Une fusée dévala la rue, fit s’envoler la liasse de documents administratif du Maire (Qui avait eut la mauvaise idée de laisser sa fenêtre ouverte),  rendit incontrôlable le cheval du marchand ambulant qui passait par là, fit se soulever les nombreux jupons de Miss Marbble (Dévoilant un très bon goût pour la lingerie), fit claquer la porte du traiteur au nez de Monsieur Padchanss, et fit tourbillonner les capes d’un voyageur étranger, en pleine transaction avec le notaire.

 

L’homme suivit du regard le boulet de canon, ses yeux perçants semblant traverser la matière, et doucement, un terrifiant sourire diabolique s’étendit sur ses lèvres.

 

Le notaire faillit en défaillir de peur, et tendit prestement une bourse de cuir bien remplie à l’inconnu, balbutiant un vague ‘Pour votre amabilité’, avant de s’enfuir en courrant, sa mallette sous le bras, laissant le voyageur à ses effroyables ricanements.

 

Le blond fit sauter son bien dans la paume de sa main, s’éloignant d’un pas ferme avant de glisser les pièces dans la poche de sa cape.

 

« Intéressant… »

 

 -


-

 

Quelques minutes plus tard, après un marchandage plus ou moins équitable qui lui vaudrait trois jours de nettoyage de la remise avec le vieux Furuya, Sena ressortit de l'épicerie, de bonnes bouteilles d'alcool plein les bras, et le porte-monnaie allégé.

 

Il soupira tristement en se rappelant que cet argent aurait du servir à lui payer le médecin, pour sa coupure à la main, mais continua son chemin, pressant le pas.

 

 « Kuroki-San risque d’être en colère… Je suis en retard… »

 

Le jeune garçon se tendit instinctivement, et sentit une furieuse envie de se mettre à courir s’insinuer dans ses veines, avant qu’il ne se reprenne. Il doutait que les voyous aient été heureux de trouver leurs boissons renversées.

 

Une cloche sonna, quelque part dans le lointain, sans que personne ne s’en soucie, perdus dans leurs tâches ou dans l’habitude.

 

Cependant, Sena fit un grand bond manquant de lâcher ses bouteilles.

 

« Je suis en retard ! Ils ont déjà commencé à l’Angelus ! »

 

 



NdA: Ca finit très brutalement car je n'ai jamais eu le courage de continuer. é_è Triste.